Anorgasmie Traitement Solutions

Le fil rouge de l'inconscient : L’approche psychodynamique face aux troubles de la sexualité humaine. Par Jean-Marie SZTALRYD pour Revue Sexualités Humaines

Dans l’enseignement du DIU de Sexologie et de Sexualité humaine de la Faculté de Paris 13-Bobigny, l’approche psychodynamique se caractérise par la prise en compte de la dimension de l’inconscient tant du côté du patient (demande, désir, symptôme), que du côté du soignant (la question du transfert et contre-transfert). Ce choix s’est défini et étayé à partir de  nos expériences de cliniciens.
 
Cette contribution tournera aujourd’hui autour de la question du désir et de sa polysémie en trois grands points :
1- Je décrirai le contexte, les conditions sociales et normatives dans lesquels s’inscrit le désir.
2- J’évoquerai quelques éléments théoriques concernant le désir.
3- J’illustrerai cette question du désir avec quelques vignettes cliniques.
 
Le contexte 
 Aujourd’hui, dans notre culture, désir, plaisir et performances sexuelles se déclinent à l’impératif. Cela crée une nouvelle revendication : droit au désir et droit au plaisir. Notre modernité se croit à l’apogée d’une liberté sexuelle qu’aucune culture n’aurait jamais pu connaître.
On constate pourtant, tout au long de l’histoire, des périodes d’alternance entre liberté et répression de la sexualité. Mais ainsi va l’histoire : d’utopies en désillusions, d’avancées en régressions, de liberté en répression, et ce sur une toile de fond toujours la même : la conquête des pouvoirs économiques, politiques, religieux, scientifiques, sexuels à n’importe quel prix.

C’est une combinaison atomique qui produit le pire et le meilleur, le pire ou le meilleur.
Cette dynamique produit l’histoire et le révisionnisme, les dictatures et les révolutions, l’être et son néant, le savoir et sa perversion. La période historique, récente, des années 1970 à aujourd’hui, est du côté de la liberté et de l’impératif au désir et au plaisir. En parallèle, on découvre depuis dix ans des statistiques affolantes : augmentation des viols, des viols sur mineurs, des incestes, des femmes battues et des femmes tuées, du harcèlement sexuel et de la pédophilie. Même s’il ne s’agit que d’une plus grande visibilité de ces phénomènes (augmentation des plaintes et relais médiatique), le jugement porté sur ces faits évolue. La liberté sexuelle trouve sa limite aujourd’hui aux frontières de l’inceste et de la pédophilie. Les réquisitoires récents (Outreau) n’ont rien à voir avec les opinions d’hier (la Lolita de Nabokov, ou Gabriel Matzneff, invité régulièrement chez Pivot pour ses amours décomposés).

La question qui se repose à chaque fois est celle de nos repères symboliques. Il s’agit de poser le débat au-delà de la simplification manichéenne : permissivité sans frontières ou retour à un moralisme précambrien. En fait, il s’agirait d’arrêter de parler de sexe pour ne rien dire ou pour faire de l’audimat (tous médias confondus). Cependant, on ne peut faire que ce constat : le sexe, le désir et l’impératif de plaisir sont devenus la toile de fond de notre imagerie quotidienne. Ainsi, si l’on est défaillant, impuissant, non-désirant, éjaculateur précoce ou sans plaisir, il y a un quasi-devoir d’ingérence promu par la médicalisation dominante et l’industrie pharmaceutique qui préconisent la chasse aux sexualités boiteuses, incitant les médecins généralistes à systématiquement poser des questions voire enquêter sur la sexualité de leurs consultants.

Nous pouvons donc nous demander si nous sommes en paix avec nos plaisirs, nos désirs, et leurs avatars. Notre époque est bavarde, mais nous confronte brutalement à un paradoxe insoluble entre permissivité affichée et répression politico-sociale.
Ainsi : la volonté abolitionniste de la prostitution, la loi Sarkozy sur le racolage, l’anti-pornographie militante, l’opposition au mariage homosexuel, la volonté de réduire la violence à la télévision au prétexte qu’elle serait responsable de nombreux passages à l’acte.
On observe un retour à la tentation moralisatrice. A ne plus penser le désir et la sexualité, le choix devient le tout permis ou le tout interdit alors qu’il s’agit de repenser la sexualité et d’en questionner les limites. La sexualité s’intrique au pouvoir et au politique, Foucault nous l’a appris. De fait, la résistance au pouvoir peut créer des espaces nouveaux pour déconstruire et questionner ce à quoi répondent les rapports de sexe, le désir, l’usage des plaisirs et les bénéfices secondaires de la répression dans notre société.
 


 
La question du consentement
En toile de fond de toutes ces réflexions, se pose la question de la norme avec ce point de capiton que représente le concept de consentement. Il mérite notre attention dans la mesure ou c’est un concept frontière utilisé par tous les théoriciens pour marquer la limite entre l’autorisé et l’interdit. Consentement vient du latin « consensus », l’accord, l’acquiescement à quelque chose. Il est difficile d’en définir les contours et les enjeux ; il a parfois l’allure moralisante, réductionniste et molle du plus petit dénominateur commun. Parfois, il touche au sacré. Le consentement implique le lien social. Vivre ensemble implique l’accord des humains autour de certaines règles. En fait, cet accord ne se produit jamais dans une communauté sans que soit désigné un objet contre lequel cet accord se réalise. « Le consensus, écrit le sociologue André Akoun, implique toujours une relation d’exclusion et de mort comme condition du lien érotique. » (Nous avons comme exemple célèbre le mythe freudien du père de la horde.) De fait, la fraternité ne s’organise que par déplacement de l’agressivité des membres du groupe sur un bouc émissaire. Les boucs émissaires actuels sont les minorités : prostitués, transsexuels, gays, lesbiennes, sadomasochistes, mais aussi les impuissants, les frigides, les sans-désir fixe… Derrière tous ces rapports de sexe, on trouve des questions, des interprétations, des revendications différentes quant à la façon dont le sexe se traduit en genre et s’articule ou pas à la sexualité, au désir et au plaisir.
 
Désir… plaisir
Au-delà donc des discours simplificateurs, posons avec Freud le désir et le plaisir en principe et examinons, interrogeons les possibles.
Je présenterai donc maintenant une remarque, deux définitions du désir et trois sources : une freudienne, une platonicienne et une étymologique.
 
La sexualité humaine qui n’est jamais simple nous conduit donc à la question du désir. Pourquoi ? Par ce que c’est à la fois une réalité biologique, génétique, procréatrice, nécessitant une satisfaction ; elle est dépendante de l’histoire sociale et culturelle des valeurs, des idées, qui infléchissent normes et habitudes sexuelles à l’insu des individus. La psychanalyse nous a appris que la sexualité humaine est une histoire individuelle. C’est en fait parce que les hommes sont structurés, construits par le langage qu’ils peuvent donner une signification à leurs pulsions sexuelles en les traduisant en termes de désir.
 
Dans le dictionnaire, on trouve deux grandes définitions du désir :
« C’est la prise de conscience d’une tendance particulière qui porte à vouloir obtenir un objet connu ou imaginé. »
Dans cette définition, on a le désir en creux du côté de la tendance, c’est-à-dire la force qui pousse un sujet à vouloir quelque chose.
 
Le mot désir s’oppose donc au mot vouloir qui désigne un mouvement libre de la personnalité auquel on se détermine d’une manière réfléchie. Désirer indique un entraînement fatal et passionné que l’on subit. Cet entraînement fatal et passionné est du côté de l’inconscient, du côté du désir inconscient.
 
La deuxième définition, c’est « une tendance consciente aux plaisirs charnels ».
Cette définition implique donc les désirs charnels, sensuels, sexuels, voluptueux, physiques ; ces désirs pouvant être stimulés, augmentés, exagérés, assouvis mais aussi insatisfaits, impossibles, absents. Et nous sommes là dans la palette de ce dont s’occupent les thérapeutes s’intéressant à la sexualité.
On retrouve dans cette définition le mot tendance qui implique a minima les notions de mouvement et d’énergie .
 
 - Freud a unifié sous le concept de libido, de désir, tout ce qui appartient au registre de l’énergie psychique de la pulsion sexuelle, c’est-à-dire une grandeur quantitative, quoique non mesurable, dont la répartition et les déplacements devraient permettre d’expliquer la parution des phénomènes psychiques ou psycho-sexuels. Le désir est de même nature chez l’homme et chez la femme.
- Lacan ajoute la dimension du désir liée à un manque qui ne peut être comblé par aucun objet réel.Cette thèse trouve sa source dans le mythe platonicien de l’Androgyne.
- Platon nous propose donc dans Le Banquet ce mythe de l’Androgyne, être à la fois homme et femme trouvant en lui-même le bonheur. Ces êtres immortels imaginés sphériques formaient une totalité, sans nécessité de désir et de parole car étant l’unité et la complétude parfaites. Ils furent un jour divisés en un homme et une femme et, depuis, le désir c’est la recherche de cet autre qui manque afin de retrouver l’unité perdue.
 

Pour lire la suite, cliquer ici

La Pleine conscience ou l'equilibre sexuel retrouvé. Un renouveau dans la prise en charge sexothérapique ? Par Lionel Strub

Successivement balloté au gré de deux courants de pensée ciblant directement les symptômes, le champ des thérapies comportementales et cognitives est désormais en proie à un véritable océan de renouveau porté par le déferlement de la troisième vague. Cette approche initiée dans les années 1980 s’est en effet singularisée par un changement de perspective thérapeutique radical caractérisé par une reconsidération du rapport entretenu au symptôme, par l’entremise de rouages telles l’exploration expérientielle de l’instant présent au travers d’une attitude de pleine conscience et l’acceptation des émotions.


Ces principes ont investi plusieurs interventions psychologiques, notamment la Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) et la Mindfulness-Based Cognitive Therapy (MBCT) plus spécifiquement axées sur l’attitude de pleine conscience. Eprouvées auprès de divers populations et contextes psychopathologiques, ces deux interventions ont révélé, au travers de leurs résultats, un réel potentiel tant dans la prévention que dans le traitement de pathologies multiples.

Paradoxalement, l’exploration de la littérature ne fait apparaître aucune recherche ou application dans le domaine de la sexologie bien que cette discipline ait recours, depuis de nombreuses années déjà, aux thérapies comportementales et cognitives qui adoptent un positionnement pourtant comparable, à savoir la reconnaissance de l’implication de distorsions cognitives dans l’apparition et le maintien de dysfonctions sexuelles.

Peut-être pourrions-nous trouver un début d’explication dans l’article de Brotto, Krychman et Jacobson (2008) qui reproche aux techniques thérapeutiques sexuelles contemporaines d’ignorer l’importance de la connexion entre l’esprit et le corps fondamentale à l’approche de la pleine conscience, du fait d’une inclination vers une médecine davantage basée sur les preuves. La littérature scientifique a établi de longue date le lien entre dysfonctions sexuelles et facteurs cognitifs tel, par exemple, l’impact d’une perception négative de son corps ou d’une distractibilité étrangère à des stimuli sexuels sur l’apparition du trouble du désir sexuel hypoactif.

Au regard de ces éléments, les thérapies basées sur la pleine conscience qui accordent un rôle prépondérant au contrôle de l’attention et à la re-perception des pensées représentent ainsi une réelle promesse dans la prise en charge de ce type de problématiques.




Pleine conscience… intoxication médiatique ?

Nul n’a désormais pu échapper à un courant d’intérêt majeur envers les bienfaits incontestés de la méditation de pleine conscience sur la santé et le bien-être à la lecture de magazines des plus populaires et de best-sellers signés par des plumes des plus légitimes, telles celle de Matthieu Ricard ou encore de Christophe André. En effet, la pleine conscience n’a de cesse de fleurir au travers de publications vulgarisées dans l’espoir de se faire connaître du grand public ou encore de livres-outil qui ont pour mission de renvoyer les lecteurs avides de recettes de « mieux-aller » à une prise en charge autogérée.
Si l’on ne peut que louer ces initiatives de diffusion mettant enfin au jour dans notre pays une pleine conscience jusqu’alors dédaignée, il est cependant bon de la recadrer dans son contexte scientifique, de sorte à ne pas faire l’amalgame entre cette approche fondée et d’autres davantage destinées à faire miroiter des solutions miracles à un public malheureusement parfois un peu cupide.
 



Ou approche scientifique à part entière ?

Si derrière l’invitation à, par exemple, s’asseoir dans une position digne et droite avant de porter son attention sur sa respiration et d’expérimenter l’instant présent avec une attitude de bienveillance et d’acception paraît des plus simplistes, c’est néanmoins une rare complexité qui se dissimule derrière les dimensions conceptuelles de la pleine conscience. Nombreux sont effectivement ceux qui se sont essayés à l’exercice définitionnel de la pleine conscience, véritable challenge de restitution sémantique de l’essence même d’un pilier d’une psychologie bouddhiste millénaire et souvent oubliée.
Nous retiendrons néanmoins dans cette course à l’accommodation culturelle entre Orient et Occident l’effort de simplification de Kabat-Zinn (1990-2009) au travers de trois axiomes clés, à savoir « porter son attention de manière intentionnelle, dans l’instant présent, et sans jugement » et l’inclination plus opérationnelle de Bishop et al. (2004) mettant au jour les deux déterminants principaux d’une pratique formelle de méditation de pleine conscience, autorégulation de l’attention et orientation vers l’expérience.
Le recours à la pratique de la méditation de pleine conscience a fait l’objet d’une abondante littérature scientifique qui a mis en évidence une corrélation entre changements psychologiques et changements d’ordre physiologique ou biochimique. Si les mécanismes sous-jacents à ces modifications restent actuellement pour le moins cantonnés à des conjectures, l’espace ouvert par les nouvelles techniques d’imagerie cérébrale ne peut que nous laisser espérer en faire la démonstration dans les années à venir.

La dépression sous un jour nouveau

C’est en réponse au désarroi des chercheurs face à une problématique de santé publique des plus préoccupantes, la vulnérabilité chronique à la rechute et à la récidive dépressives, que Segal, Williams et Teasdale (2002-2006) se sont interrogés sur la pertinence d’un outil thérapeutique proposant une nouvelle approche du traitement de cette maladie, la MBCT. En mettant en évidence les processus impliqués dans la rechute dépressive, à savoir le lien entre réactivité cognitive à une humeur triste et style de pensée ruminatif, les auteurs ont conçu leur programme de sorte à favoriser une relation détachée aux pensées et aux émotions négatives incriminées dans la dépression.

Une danse entre deux mondes

La posture théorique MBCT envisage qu’un individu peut fonctionner selon deux modes de gestion de l’esprit radicalement opposés en matière de traitement émotionnel de l’information appelés respectivement mode faire/conceptualiser et mode être/expérimenter.
La configuration faire/conceptualiser, qui reflète largement notre mode de fonctionnement habituel et s’avère incontestablement nécessaire à la réalisation de tâches intellectuelles, a pour conséquence de nous détourner continuellement de l’instant présent en conditionnant nos pensées vers des événements passés et des élucubrations futures, ou de nous emprisonner dans un mode cognitif purement analytique caractérisé par la conceptualisation et une inclination à la résolution des problèmes.
Si cette attitude initie une réaction d’évitement et un processus de rumination à l’origine de l’apparition, puis du maintien de la dépression, le mode être/expérimenter, lui, se distingue par une approche expérientielle de tout événement émergeant dans l’instant présent accompagnée d’une disposition empreinte d’acceptation et d’ouverture qui favorisera un désengagement de ce mode de fonctionnement dysfonctionnel. Le challenge du programme MBCT consistait ainsi à engendrer un processus d’acquisition de compétences qui favoriserait, au quotidien, une alternance appropriée entre ces deux modes.

La MBCT ou l’outil aux multiples facettes

La MBCT combine des approches psychothérapiques complémentaires qui permettent d’ébaucher le passage du mode faire/conceptualiser au mode être/expérimenter. Ses deux pôles centraux s’articulent respectivement autour d’un entraînement à la pleine conscience qui s’appuie sur le programme MBSR (Kabat-Zinn, 1990-2009) et d’éléments issus de la thérapie cognitive pour la dépression (Beck et al., 1979). Cette relation synergique est motivée par une logique sous-jacente identique qui attribue l’apparition de la perturbation émotionnelle à une considération des pensées et des cognitions comme le reflet de la réalité et non de simples événements mentaux. En agissant selon des mécanismes similaires, ces deux approches de traitement permettent à l’individu d’adopter un positionnement alternatif par rapport à ses problèmes. Par ailleurs, un pôle annexe s’emploie, au travers d’une démarche psychoéducative, à délivrer au sujet une connaissance sur sa pathologie et à le sensibiliser à la surveillance de ses symptômes, de même qu’à la détection des signes prodromiques d’un éventuel assaut de la maladie.

La MBCT se présente sous la forme d’un protocole de groupe où les participants entreprennent, sous l’égide d’un instructeur, un itinéraire jalonné de huit étapes qui les mènera progressivement vers la re-perception de leurs pensées et, conséquemment, la régulation de leurs émotions. Le déroulé des huit séances, d’une durée respective de deux heures hebdomadaires, favorise le développement de la pleine conscience chez les participants en les sensibilisant à la découverte de ses dimensions principales telles que le redéploiement attentionnel, la reconnaissance et l’acceptation de tout événement émergeant dans l’instant présent, ou encore le lâcher prise. Si chaque séance aborde un thème spécifique, elles se déclinent néanmoins toutes selon une ligne directrice commune qui s’initie par un exercice de pleine conscience précédemment enseigné donnant lieu à un échange expérientiel entre participants et instructeur, pour se poursuivre par un passage en revue des pratiques à domicile et aborder le thème propre à la séance du jour. L’un des principes fondamentaux à l’issue positive du programme est l’engagement des patients dans une pratique quotidienne de tâches à domicile.

L’acquisition des différentes compétences nécessaires à la commutation du mode faire/conceptualiser au mode être/expérimenter se fait au travers de pratiques et d’exercices complémentaires ciblant la capacité à se désengager d’un mode de traitement de l’information dysfonctionnel par rapport aux sensations, aux pensées et aux émotions.


Pour lire la suite
revue sexualite humaine 13

DU SYMPTÔME AU SOUVENIR. Ou quand Monsieur Victor perd son désir sexuel… Revue Sexualités Humaines 13. Steven REICHENBACH

Voici un extrait de la prise en charge par EMDR d’un patient présentant une baisse du désir sexuel associée à une baisse de la rigidité lors de l’érection.
 
 
1- Déroulement des séances suivant le modèle en 8 phases de la thérapie EMDR
 
Première séance
 
Motif de la consultation et anamnèse (Phase 1 de la thérapie EMDR)
Je suivais ce patient, que nous allons appeler Monsieur Victor, de façon occasionnelle pour une symptomatologie anxieuse depuis trois ans. Il était alors dans un travail de séparation d’avec sa femme. Il vivait de façon culpabilisante ce divorce qu’il réclamait d’autant plus qu’il avait un enfant en bas âge. Il présente un style d’attachement anxieux-résistant avec une tendance à chercher une relation très proche. C’est ainsi qu’il me propose, lors d’un de mes voyages, de contacter le copain d’un copain qui pourra m’aider si je devais rencontrer des difficultés dans le pays lointain en question. Il a pu retrouver une femme aimante quelques mois après.
Lorsqu’il revient me voir deux ans après, il me dit présenter une baisse du désir sexuel et une érection moins rigide depuis un an. Sa femme accepte difficilement ces difficultés qui représentent pour elle la preuve d’un manque d’amour envers elle.
Dans ses antécédents, on note une ectopie testiculaire opérée plusieurs fois dans son enfance.
 
Conceptualisation de cas :
 
On peut poser comme hypothèse chez ce patient que son trouble du désir et sa baisse de rigidité à l’érection est multifactorielle :
- psychogène : en raison de son anxiété permanente et qui est centrée sur son sexe et sur ses capacités érectiles ;
- relationnelle : le manque de compréhension et donc de soutien de sa femme rend la résolution des difficultés plus difficile 
- organique : la cryptorchidie pour laquelle le patient a été opéré dans son enfance demande à être contrôlée au niveau urologique et endocrinien à la recherche d’une hypotestostéronémie.
 


 
Plan de traitement :
 
Nous adoptons alors le plan de traitement intégré comme souvent en sexologie en raison des nombreuses facettes constituant le symptôme :       
- recevoir le couple en consultation conjointe après le résultat de la consultation urologique pour associer sa femme à la prise en charge proposée ;
- demander un bilan urologique et hormonal ;
- travailler sur l’aspect émotionnel, c’est-à-dire sur son angoisse d’échec et de performance qui sinon crée, du moins entretient, la symptomatologie. Nous pensons ici à la thérapie EMDR, une thérapie neuro-émotionnelle qui a été développée dans les numéros précédents par le Professeur Cyril Tarquinio (« Sexualités humaines », 2011).
         Le patient accepte le principe du traitement d’autant plus facilement qu’il existe une bonne alliance thérapeutique entre nous depuis les trois années que je le suis.
 
 
Deuxième séance
 
A la deuxième entrevue (un mois plus tard) : Monsieur Victor vient accompagné de sa femme. Le bilan urologique et endocrinien a montré une hypotestostéronémie et a entraîné la prescription d’injection de testostérone.  Malgré cette supplémentation hormonale à une dose suffisante, Monsieur Victor continue de présenter un manque de désir.
         Nous expliquons à sa partenaire pourquoi ces symptômes existent (séquelles de cryptorchidie, terrain anxieux). Nous l’informons que nous allons travailler sur son anxiété en relaxation mais aussi en EMDR. Nous lui parlons d’emblée des exercices de stimulation sensorielle de Masters et Johnson (sensate focus) que le couple pourra entreprendre une fois que Monsieur Victor sera capable de contrôler ses anxiétés en intégrant les techniques de relaxation et en se libérant de certaines peurs inhérentes à sa personnalité anxieuse.
         La compagne accepte la prise en charge même si elle insiste être contrariée par tous ces problèmes.
         Monsieur Victor paraît soulagé qu’une prise en charge existe même s’il reste sceptique quant à l’efficacité de l’EMDR !
 

Pour lire la suite

YOU Diana

Sexologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne, Psychothérapie, Thérapie Brèves
IMO Intégration par les Mouvements Oculaires, Certifiée par Danie Beaulieu.

Ancienne infirmière, j’ai ouvert une consultation de sexologie à la clinique des Portes du Sud à Venissieux  

En sexologie, la thérapie repose sur un trépied important comportant le médicament, le traitement  sexocorporel,et la prise en charge psychologique.

Aucun de ces moyens n’est suffisant à lui seul au long terme. Je me suis donc formée pour assurer le traitement sexocorporel et psychologique, avec comme autre outil de travail en plus, l’hypnose Ericksonienne.

Je travaille en complémentarité avec les praticiens de la clinique, gynécologues, urologues, endocrinologues,  cardiologues, sages femmes  et addictologues  pour assurer une prise en charge  optimale des troubles sexuels.

L’ensemble de la pathologie sexuelle de l’homme et de la femme peut être prise en charge avec principalement :

Chez l’homme : les troubles de l’érection, de l’éjaculation, et de la libido..
Chez la femme : Vaginisme, anorgasmie, dyspareunie, trouble de la libido..
Chez tous : Trouble du genre, addictions, paraphilies.

Par ailleurs, j’ai aussi ouvert une consultation en hypnose Eriksonienne qui couvre un champ plus large que la sexologie.

Elle me permet ainsi de prendre en charge  différents problèmes, dont les principaux sont les addictions, l’anxiété,  les phobies, les migraines, les troubles du sommeil, le stress post traumatique, les troubles alimentaires,  l’énurésie, la douleur.


 




EMDR-IMO (integration des mouvements oculaires)

J’ai rajouté à mon répertoire clinique, cet outil de travail. Je le trouve fantastique,
efficace, et simple.
Cette nouvelle technique inspirée de la PNL agit sur le bien être émotionnel et physique de la personne.
Elle accède aux souvenirs traumatiques et les intègre. Elle utilise des mouvements oculaires rythmés, par segments dans plusieurs directions qui vont explorer la « fenêtre traumatique » Ceci va stimuler le processus d’auto guérison. :
Les résultats sont rapides.

On peut utiliser cet outil pour :
- l’état de stress post traumatique mais aussi
- dépression
- anxiété
- phobie
- peur panique
- deuil
- dysfonctionnement sexuel.

Pour conclure, je dirai que « là ou il y a du mouvement, il y a de la VIE »

Groupe Hospitalier Les Portes du Sud
2, avenue du 11 Novembre 1918
Vénissieux 69200
France
Téléphone: 06 42 41 18 72
45° 41' 20.3064" N, 4° 51' 53.6184" E

LOVENS Veronique Sexologue Clinicienne Sexotherapeute Liege 4020

Master en Sexologie à l’Université de Liège (Belgique)

Titulaire d’une maitrise en  sexologie

Formée aux tests de personnalité  par le Professeur C.MORMONT (Test de Rorschach système intégré selon EXNER et Test Aperception Thématique T.A.T selon Murray)

Formée à la thérapie relationnelle
 
- Nombreuses publications dans des revues scientifiques
 
- Obtention du prix Edouard- Jean Leblanc en 2006 (Décerné par la Société des Sexologues Universitaires de Belgique)
 
- Participation à des débats radiophoniques
  Invitée en qualité d’expert à une émission télévisuelle sur France 2 « Toute une histoire »


Dernières publications:
- Invitation Sexuelle, entre Joute et Détente
- Se laisser séduire, permettre de se laisser toucher.Parole de Sexologue
- sexualite et viagra. Les jeunes hommes, puissance et compétence sexuelle masculine

www.sexologue-sexotherapeute.com

 

 
 
Cabinet de Sexologie Liège
1, Avenue du Luxembourg
LIEGE 4020
Belgium
Téléphone: 04 344 07 50

MIGNOT Joelle Psychologue Sexologue Clinicienne

Psychologue spécialisée en sexologie clinique et en hypnose thérapeutique.

Également responsable d'enseignement du diplôme inter-universitaire (D.I.U.) de sexologie à la Faculté de Médecine de Paris 13 - Bobigny.

Auteur de : "Parole de divan", Éditions de l'Harmattan,
"Carnet de recettes pour deux d'une femme amoureuse" Editions MANGO 2006,
Rédactrice en chef de la revue Sexualités Humaines,
"Empreinte, sexualité et création"
Éditions de l'Harmattan,
Chroniqueuse dans la revue "Hypnose et Thérapie brève".



En savoir plus concernant Joelle Mignot

Rédactrice de Hypnosexo


47 r des acacias
Paris 75017
France
Téléphone: 01 45 74 43 51
48° 52' 40.4508" N, 2° 17' 36.4596" E