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Se laisser séduire, permettre de se laisser toucher.Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

Se laisser séduire
Permettre de se laisser toucher.

 
Se laisser séduire ; permettre, se permettre de se laisser toucher. Touché par ce qu’il y a de touchant. Cela peut être : un morceau de musique, une peinture, une œuvre d’art, un paysage, un sourire, une personne…
Se laisser séduire, c’est laisser entrer un étranger que cela soit sous la forme d’une idée, d’une sensation, d’une impression, d’une personne… dans son espace à soi et aller à sa rencontre.
La séduction ; jeu qui peut se jouer à deux ou à plusieurs. Nous parlerons de cette approche à deux, nous allons tenter d’aborder la question.
 
 

Illustration : Any Kash
Terres et encre de Chine sur canevas, 2010

 
 
«La séduction ; illusion ou réalité ?»
 
Le séducteur/ la séductrice va laisser à montrer une part de ce qu’il est ou souhaiterait être. Une part de ce qu’il peut, de ce qu’il veut ou voudrait offrir à l’autre. Croire à ses avances à tort ou à raison, habituellement le temps et le vécu préciseront s’il s’agit d’une illusion ou d’une réalité.

Lorsque l’on parle de séduction la notion de jeu y est omni- prégnante. Ce jeu est non-imposé, il est proposé. Dans le cas contraire lorsqu’il est imposé on ne parlera plus de séduction.

Souvent l’acceptation de ce « jeu » des charmes se fera par divertissement, l’entrée en matière par le séducteur/ la séductrice se fera de façon légère ce qui généralement sera le premier élément qui entraînera l’adhésion du séduit à se laisser aller dans ce divertissement récréatif.

Se laisser séduire peut être dû au hasard, hasard de la rencontre avec le charmant, mais aussi suite à l’appât donné à voir par le séducteur ou la séductrice.
 

 
 

«Douce est la séduction ! Ces sensations et émotions vont ouvrir la voie de l’imaginaire»

Que se laisser séduire peut-être doux !

Que l’on soit homme ou femme il reste plaisant de se laisser « appâter », se sentir validé dans un statut d’importance, d’attirant, d’intérêt par celui ou celle qui séduit. Dans cet état le séducteur crée chez sa « victime » une illusion du « tout possible ». Il n’y a dans le début de cette rencontre que du potentiellement faisable, le séducteur/ la séductrice offrant toutes les promesses dans l’instant.

Ces sensations et émotions vont ouvrir la voie de l’imaginaire. Dans cette chimère le séducteur est en tous points à la merci du séduit, tout en étant entièrement orienté vers celui pour lequel il a démontré son intérêt et pour lequel il a manifesté attentions et actions. Le séducteur est idéalisé comme pouvant combler tous les manques, toutes les attentes de celui qui est séduit.

Le vide n’existe plus, il n’y en a plus. Une sensation de complétude est éveillée et rêvée, elle est ressentie dans cet espace crée ! La saveur est dans l’imaginaire mais cette saveur qui accompagne les pensées va conditionner l’envie d’y retourner.
 
 
«Où est ce jeu de séduction dans le quotidien du couple ?»
 
 
Et qu’en est-il de la place de ce jeu de séduction dans le quotidien du couple ?
Quelles sont les chances du « petit mari », de la « bonne épouse » en regard du séducteur/ la séductrice qui lui offre une histoire d’inédit en marge d’un quotidien connu et répété, une histoire sous la joute de l’interdit qui par là même va en pimenter le/les scénarios possible(s) et que l’on sait par essence passagère donc s’inscrivant dans une intensité du présent.
 
L’idée du jeu dont la définition nous précise ceci « Une action non imposée, à laquelle on s’adonne pour se divertir et en  tirer un plaisir » Petit Larousse, 2010 C’est probablement un concept à cultiver dans les couples aux fins de garder la séduction entre les partenaires.
 
 
«Les femmes désirent, les hommes revendiquent»
 
Les femmes réclameront souvent des maris qui les désirent et non un homme qui « réclame » un dû. Un mari qui les charme qui à l’instar du séducteur saurait les toucher là ou elle vibre, qui saurait leur rendre même pour un instant l’image qu’il n’attendait qu’elle et que seule elle, peut de cette manière ouvrir les portes de la volupté.

Pour les hommes, ils aborderaient bien des revendications où quantité et qualité dans la relation sexuelle sont recherchées. Qualité de la femme amante qui saura susciter le désir en exhibant avec finesse et légèreté son envie de plaisir charnel, qui saura le laisser arriver vers elle, qui lui donnera le pouvoir à cet homme de l’emmener vers et dans la luxure où elle s’adonnera et s’y abandonnera.
 
 
«Un homme qui prend une femme»
 
Et pour terminer une réflexion sur l’acte sexuel proposée par Jean Peyranne Médecin- Sexologue «  Faire l’amour (ou le sexe), c’est fort, c’est violent, c’est un homme qui prend une femme qui se livre, un homme qui désire une femme qui s’offre, un homme qui s’enfonce au creux de son ventre et se perd en elle, femme et fièvre faites femme, qui se fait et se défait et s’abandonne… » Revue Sexualités Humaines n°8 p 32



Véronique LOVENS Sexologue à Paris


Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège
www.sexotherapeute-sexotherapie.com

 

Les jeunes et la prise de Viagra. Puissance et compétence sexuelle masculine. Sexualité aujourd'hui, par Veronique LOVENS Sexologue à Paris et à Liège

viagra«Assumer ce qui est communément appelé une relation sexuelle»
 
L’une, la compétence va souvent demander l’autre, la puissance sexuelle pour être réalisée.
Avoir une érection, pouvoir assurer une pénétration et vivre une éjaculation est ce qui est requis chez le garçon pour assumer ce qui est communément appelé une relation sexuelle. C’est ce que l’on nomme la puissance sexuelle masculine.
Dans la découverte de son organe sexuel le jeune garçon expérimente tout d’abord la présence de cette érection, puis la découverte de l’éjaculation, tout ceci se réalisant dans l’intimité de l’aventure de son corps sexué.
Lorsqu’il va être amené à une rencontre sexuelle, un élément va alors devoir être « assumé » qui est dans le chef de l’homme : la pénétration. Cette dimension requière la présence d’une érection suffisante pour assurer celle-ci.
Nous sommes devant une « expérience », expérience tant physique, que narcissique, qu’émotionnelle. Dès lors il n’est pas rare de voir poindre des craintes. Crainte de ne pas se voir à la hauteur de ce qui est attendu, crainte de sa propre image d’homme,…
 
 
« 1ères relations sexuelles, un rite de passage... »
 
 
Souvent chez les ados, le premier acte sexuel est vécu comme un « rite de passage ». Passage vers le monde des adultes. Cela aura donc des conséquences sur l’individu lorsque cette relation sexuelle ne sait pas se réaliser comme attendu.
Ce qui va amener certains à demander ou à rechercher à se procurer ces petites pilules bleues qui vont agir comme une « assurance » à cette performance.
 
Une fois les premiers ébats passés, la pression sur sa capacité à être puissant sexuellement est moins forte car expérimentée. Ce paramètre va donner plus d’espace à notre jeune premier pour trouver spontanément la confiance dans ses propres moyens. Cependant alors que la prescription de ce style de médicament peut parfois aider à dépasser l’angoisse de 1ère fois il ne faudrait pas que s’installe une dépendance par rapport à cette molécule. Dans ce scénario cela demandera alors à être accompagné.
 
 
«Une fois le stress des 1ères fois passé, la voie vers le développement des compétences sexuelles est ouverte»
 
 
Souvent passé le stress des 1 ères fois, si une relation émotionnelle et de tendresse s’est installée entre le jeune homme et sa ou son partenaire, la crainte par rapport aux performances diminue et ouvre la voie vers le développement de compétences sexuelles. Celles-ci sous entendent les qualités érotiques du jeune homme envers sa/son partenaire. Sa capacité à s’harmoniser avec l’autre, à aller à la découverte tant de ses propres sensations ressenties que données, de s’y laisser aller, de s’y abandonner. On retrouvera également cette capacité à donner sa confiance à l’autre qui permettra d’être mené, d’être emmené.
 
Nous passons d’un doute sur ses propres capacités physiques dans un premier temps à un doute de confiance. Confiance à se laisser aller, à lâcher prise, à suivre ses propres sensations, confiance encore accordée à l’autre. Dans ce cas-ci le viagra n’aura aucune action.
 
Le viagra aidera l’individu à obtenir une qualité érectile qui va le conforter dans la confiance de ses capacités physiques et par voie de conséquence dans son estime de soi. Ceci permettant à sa puissance masculine de s’exprimer et de se vivre. Ceci étant la voie de la compétence sexuelle est alors accessible à l’exploration.
A priori le recours à cette prescription ne doit pas être systématiquement refusée mais demande à être évaluée au cas par cas et peut aider certains jeunes à dédramatiser voire dépasser les pressions et ses conséquences néfastes sur les premières fois.
 
 
Véronique LOVENS, Maître-Assistant, Sexologue Clinicienne à Parisveronique lovens sexologue paris

www.sexologue-sexotherapeute.com





 

S’attacher à une personne ou attacher une personne à soi ? Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

Un lien, c’est ce qui sert à attacher, à s’attacher.
S’attacher à une personne, lui devenir proche et réciproquement. Sentir que pour ce quelqu'un vous lui devenez intime.
Un lien affectif dans une relation libre entre deux individus, ce terme de « libre » à toute son importance.

 
Voici deux extraits entendus, que je vous relate :
 

Extrait 1 :
« Quand une personne m’est affectivement attachée, si même son désir est de s’éloigner, elle me revient toujours »
 
Dans cet extrait, on constate que le lien établi avec l’autre personne n’est pas de l’ordre de «  s’attacher à quelqu'un » mais bien de «  s’attacher quelqu'un ». Dans ce cas-ci le lien qui unit les deux protagonistes plonge le deuxième dans une relation qui ressemble à l’entrave du prisonnier.
Alors que l’on parle de s’attacher, peut-on ici exprimer s’apprécier ? Où se cache donc la valeur de celui que l’on s’est approprié ? Où se trouve l’estime donnée à l’autre ? Et peut-on seulement considéré qu’il y a de l’estime ?
La plus haute et la plus grande valeur est donnée à sa propre personne, et ce n’est qu’à ce titre que l’autre est vu, perçu et admis dans la relation.
De relation il n’y en a en réalité que peu, le point de départ étant toujours le sujet dominant. La réciprocité est difficile car cela mettrait le dominant dans une posture d’égalité et par là même il perdrait son statut de dominant.
 
 
Extrait 2 :
« S’attacher à une personne est une entrave inévitable à ma liberté. Et tôt ou tard mon épanouissement en sera embarrassé. Ce qui fait que je fuis sans cesse ce style de relation, j’évite de m’attacher »
 
On lit ici que « s’attacher à quelqu'un » peut engendrer et occasionner bien des frayeurs.
Dans son ouvrage «  Les fondements de la psychothérapie » François Duyckaerts nous livre ceci :
«  Dans la situation où on demande à quelqu'un un amour qu’il est en son pouvoir de vous donner ou de vous refuser, on ressent un trouble dans lequel le désir se trouve lié à un sentiment d’impuissance, ou sentiment que notre bonheur dépend tout entier de la réponse de l’autre ».  Cet autre a ce pouvoir de vous rendre heureux ou de vous laisser dans la souffrance en fonction de son désir à lui.
 
Il est à constater qu’effectivement, tout lien va unir de bien des façons les êtres en présence. Ce lien affectif est recherché et cherché et il y a bien des manières de le vivre. On constate toutefois que peu de personnes recherchent l’entrave du prisonnier dans une relation qu’il établit. Et si souffrance il y a, alors un travail aux fins de sortir de cette situation non épanouissante pourra être entrepris dans le but de rendre au sujet toute sa part de liberté en gardant son potentiel d’investissement relationnel.
 
Lorsqu’une relation affective s’installe les deux individus vont souvent par le jeu de la séduction s’approcher et si affinité s’apprivoiser. Petit à petit dans ce jeu d’approche le lien créé va apporter du bien-être, du plaisir d’être avec l’autre qui donne à chacun des partenaires cette sensation d’être reconnu par l’autre pour ce qu’il est, qui fera que cette femme est appréciée et recherchée pour ce qu’elle est elle, que cet homme est apprécié et recherché pour ce qu’il est lui. C’est à ce moment où souvent le pronom possessif fera son apparition dans le langage. Et en lieu et place de «  Je suis avec quelqu'un », on entendra «  C’est mon compagnon, ma femme, mon amie… ». Les deux partenaires ont à cet instant besoin l’un de l’autre. Ils sont l’un pour l’autre reconnus comme « unique ». Et c’est en liberté que ce lien est donné au partenaire et reçu de ce dernier.
De Paulo Coelho : « Les bergers, comme les marins, ou les voyageurs connaissent toujours une ville où existe quelqu'un capable de leur faire oublier le plaisir de courir le monde en toute liberté ».
 
La peur de donner à l’autre le pouvoir de nous faire souffrir est parfois plus forte pour certains – certaines que l’effet du bonheur que procure un échange émotionnel partagé.






Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège