Le sexe des garçons. Par Catherine LEBOULLENGER. Revue Sexualités Humaines 14

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Dans une séance d’éducation à la sexualité, est-il plus facile de parler du sexe des filles que du sexe des garçons ? Les intervenants, en grande majorité, se sentent plus à l’aise pour évoquer le sexe des filles et ce fait peut se comprendre puisqu’il s’agit le plus souvent de femmes qui animent ces séances. Faut-il pour autant négliger le sexe des garçons ?

Ce que nous craignons, ce sont les questions dites « difficiles », jugées provocatrices car les sexistes ou homophobes.  Le sont-elles vraiment ? J’en donne ci-après un petit panel :

-       Est-ce qu’on a le droit de faire mal à une fille en faisant l’amour ?
-       Comment ça se fait que notre pénis se met en érection dès que nous voyons une femme ?
-       Est-ce qu’on est normal si le pénis en érection ne mesure pas 25 cm ?
-       Est-ce qu’il y a des hommes qui n’ont pas d’érection ?
-       Comment font deux hommes ensemble ?
-       Il faut enfermer les homosexuels, ceux qui font du mal aux enfants.
-       Qu’est-ce qu’une fellation ?
-       Est-ce qu’on peut éjaculer entre les seins des filles ?
-       Quand les filles n’ont plus d’hymen ont-elles toujours du plaisir ?
-       Pourquoi les filles disent non, dans les films, elles disent oui ?
-       Pourquoi les filles se maquillent, c’est pour draguer ?
-       Qui a le plus de plaisir, les filles ou les garçons ?
-       Peut-on se masturber sans danger ?
-       Si une fille dit non au dernier moment, on peut la forcer ?
-       Pourquoi on est tous obsédés ?
-       Et vous Madame, combien de fois par semaine ?

Je rassure tout de suite, à la dernière question, il ne faut pas répondre mais ne pas l’éluder non plus, en rappelant les règles de l’intervention « on ne parle pas de ses pratiques sexuelles personnelles qui relèvent de l’intimité de chacun ». Nous rappelons que les cas particuliers sont traités en d’autres lieux par des professionnels de la santé.