Education sexuelle : de l'amour à la biologie à 14 ans

Coup de projecteur sur l’éducation sexuelle en pratique

Par Catherine LEBOULLENGER

En classe de 4e, nous séparons les garçons et les filles et leur demandons de formuler oralement ou sur un post-it, selon les sensibilités de chacun, deux ou trois mots sur le thème de la sexualité. D’un groupe à l’autre, les questions ont peu évolué. Elles ont été les suivantes : Sexe, amour, relation, rapport sexuel, préservatif, contraception, spermatozoïde, prostitution, ovule, affection, plaisir, puberté, vagin, virginité, fécondité, érection, éjaculation, sperme, père, foetus, testicule.

Il a fallu parfois retrouver le mot juste, par exemple faire des enfants, est devenu fécondité, bander, avoir une érection.

Les questions des groupes de ce niveau ont été riches et nombreuses :

• Où s’est développé le sida ?
• Comment ça se fait que notre pénis se met en érection dès que nous voyons une femme ?
• Qu’est-ce qu’un ménage à trois ?• Qu’est-ce que l’orgasme ?
• Existe-t-il un préservatif féminin ?
• Que fait-on si un garçon ne veut pas mettre de préservatif ? (on lui met une claque, a-t-on entendu).
• Est-ce qu’avec notre mari on doit mettre un préservatif ?
• Pourquoi certains préservatifs sont-ils parfumés ?
• Est-ce qu’on a le droit de faire mal ?
• A quel âge peut-on tomber amoureux ?
• Qu’est-ce que la masturbation ?
• Comment font deux hommes ensemble ?
• Pourquoi les filles saignent, la première fois ?
• Si l’hymen est déchiré, est-on toujours vierge ?
• Quand les filles n’ont plus d’hymen, ont-elles toujours du plaisir ?
• Pourquoi les garçons sont-ils des obsédés ?

Les garçons : dans une classe où les garçons sont majoritaires, la sexualité évoque pour eux des représentations mécanistes et uniquement biologiques.

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