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Se laisser séduire, permettre de se laisser toucher.Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

Se laisser séduire
Permettre de se laisser toucher.

 
Se laisser séduire ; permettre, se permettre de se laisser toucher. Touché par ce qu’il y a de touchant. Cela peut être : un morceau de musique, une peinture, une œuvre d’art, un paysage, un sourire, une personne…
Se laisser séduire, c’est laisser entrer un étranger que cela soit sous la forme d’une idée, d’une sensation, d’une impression, d’une personne… dans son espace à soi et aller à sa rencontre.
La séduction ; jeu qui peut se jouer à deux ou à plusieurs. Nous parlerons de cette approche à deux, nous allons tenter d’aborder la question.
 
 

Illustration : Any Kash
Terres et encre de Chine sur canevas, 2010

 
 
«La séduction ; illusion ou réalité ?»
 
Le séducteur/ la séductrice va laisser à montrer une part de ce qu’il est ou souhaiterait être. Une part de ce qu’il peut, de ce qu’il veut ou voudrait offrir à l’autre. Croire à ses avances à tort ou à raison, habituellement le temps et le vécu préciseront s’il s’agit d’une illusion ou d’une réalité.

Lorsque l’on parle de séduction la notion de jeu y est omni- prégnante. Ce jeu est non-imposé, il est proposé. Dans le cas contraire lorsqu’il est imposé on ne parlera plus de séduction.

Souvent l’acceptation de ce « jeu » des charmes se fera par divertissement, l’entrée en matière par le séducteur/ la séductrice se fera de façon légère ce qui généralement sera le premier élément qui entraînera l’adhésion du séduit à se laisser aller dans ce divertissement récréatif.

Se laisser séduire peut être dû au hasard, hasard de la rencontre avec le charmant, mais aussi suite à l’appât donné à voir par le séducteur ou la séductrice.
 

 
 

«Douce est la séduction ! Ces sensations et émotions vont ouvrir la voie de l’imaginaire»

Que se laisser séduire peut-être doux !

Que l’on soit homme ou femme il reste plaisant de se laisser « appâter », se sentir validé dans un statut d’importance, d’attirant, d’intérêt par celui ou celle qui séduit. Dans cet état le séducteur crée chez sa « victime » une illusion du « tout possible ». Il n’y a dans le début de cette rencontre que du potentiellement faisable, le séducteur/ la séductrice offrant toutes les promesses dans l’instant.

Ces sensations et émotions vont ouvrir la voie de l’imaginaire. Dans cette chimère le séducteur est en tous points à la merci du séduit, tout en étant entièrement orienté vers celui pour lequel il a démontré son intérêt et pour lequel il a manifesté attentions et actions. Le séducteur est idéalisé comme pouvant combler tous les manques, toutes les attentes de celui qui est séduit.

Le vide n’existe plus, il n’y en a plus. Une sensation de complétude est éveillée et rêvée, elle est ressentie dans cet espace crée ! La saveur est dans l’imaginaire mais cette saveur qui accompagne les pensées va conditionner l’envie d’y retourner.
 
 
«Où est ce jeu de séduction dans le quotidien du couple ?»
 
 
Et qu’en est-il de la place de ce jeu de séduction dans le quotidien du couple ?
Quelles sont les chances du « petit mari », de la « bonne épouse » en regard du séducteur/ la séductrice qui lui offre une histoire d’inédit en marge d’un quotidien connu et répété, une histoire sous la joute de l’interdit qui par là même va en pimenter le/les scénarios possible(s) et que l’on sait par essence passagère donc s’inscrivant dans une intensité du présent.
 
L’idée du jeu dont la définition nous précise ceci « Une action non imposée, à laquelle on s’adonne pour se divertir et en  tirer un plaisir » Petit Larousse, 2010 C’est probablement un concept à cultiver dans les couples aux fins de garder la séduction entre les partenaires.
 
 
«Les femmes désirent, les hommes revendiquent»
 
Les femmes réclameront souvent des maris qui les désirent et non un homme qui « réclame » un dû. Un mari qui les charme qui à l’instar du séducteur saurait les toucher là ou elle vibre, qui saurait leur rendre même pour un instant l’image qu’il n’attendait qu’elle et que seule elle, peut de cette manière ouvrir les portes de la volupté.

Pour les hommes, ils aborderaient bien des revendications où quantité et qualité dans la relation sexuelle sont recherchées. Qualité de la femme amante qui saura susciter le désir en exhibant avec finesse et légèreté son envie de plaisir charnel, qui saura le laisser arriver vers elle, qui lui donnera le pouvoir à cet homme de l’emmener vers et dans la luxure où elle s’adonnera et s’y abandonnera.
 
 
«Un homme qui prend une femme»
 
Et pour terminer une réflexion sur l’acte sexuel proposée par Jean Peyranne Médecin- Sexologue «  Faire l’amour (ou le sexe), c’est fort, c’est violent, c’est un homme qui prend une femme qui se livre, un homme qui désire une femme qui s’offre, un homme qui s’enfonce au creux de son ventre et se perd en elle, femme et fièvre faites femme, qui se fait et se défait et s’abandonne… » Revue Sexualités Humaines n°8 p 32



Véronique LOVENS Sexologue à Paris


Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège
www.sexotherapeute-sexotherapie.com

 

Les jeunes et la prise de Viagra. Puissance et compétence sexuelle masculine. Sexualité aujourd'hui, par Veronique LOVENS Sexologue à Paris et à Liège

viagra«Assumer ce qui est communément appelé une relation sexuelle»
 
L’une, la compétence va souvent demander l’autre, la puissance sexuelle pour être réalisée.
Avoir une érection, pouvoir assurer une pénétration et vivre une éjaculation est ce qui est requis chez le garçon pour assumer ce qui est communément appelé une relation sexuelle. C’est ce que l’on nomme la puissance sexuelle masculine.
Dans la découverte de son organe sexuel le jeune garçon expérimente tout d’abord la présence de cette érection, puis la découverte de l’éjaculation, tout ceci se réalisant dans l’intimité de l’aventure de son corps sexué.
Lorsqu’il va être amené à une rencontre sexuelle, un élément va alors devoir être « assumé » qui est dans le chef de l’homme : la pénétration. Cette dimension requière la présence d’une érection suffisante pour assurer celle-ci.
Nous sommes devant une « expérience », expérience tant physique, que narcissique, qu’émotionnelle. Dès lors il n’est pas rare de voir poindre des craintes. Crainte de ne pas se voir à la hauteur de ce qui est attendu, crainte de sa propre image d’homme,…
 
 
« 1ères relations sexuelles, un rite de passage... »
 
 
Souvent chez les ados, le premier acte sexuel est vécu comme un « rite de passage ». Passage vers le monde des adultes. Cela aura donc des conséquences sur l’individu lorsque cette relation sexuelle ne sait pas se réaliser comme attendu.
Ce qui va amener certains à demander ou à rechercher à se procurer ces petites pilules bleues qui vont agir comme une « assurance » à cette performance.
 
Une fois les premiers ébats passés, la pression sur sa capacité à être puissant sexuellement est moins forte car expérimentée. Ce paramètre va donner plus d’espace à notre jeune premier pour trouver spontanément la confiance dans ses propres moyens. Cependant alors que la prescription de ce style de médicament peut parfois aider à dépasser l’angoisse de 1ère fois il ne faudrait pas que s’installe une dépendance par rapport à cette molécule. Dans ce scénario cela demandera alors à être accompagné.
 
 
«Une fois le stress des 1ères fois passé, la voie vers le développement des compétences sexuelles est ouverte»
 
 
Souvent passé le stress des 1 ères fois, si une relation émotionnelle et de tendresse s’est installée entre le jeune homme et sa ou son partenaire, la crainte par rapport aux performances diminue et ouvre la voie vers le développement de compétences sexuelles. Celles-ci sous entendent les qualités érotiques du jeune homme envers sa/son partenaire. Sa capacité à s’harmoniser avec l’autre, à aller à la découverte tant de ses propres sensations ressenties que données, de s’y laisser aller, de s’y abandonner. On retrouvera également cette capacité à donner sa confiance à l’autre qui permettra d’être mené, d’être emmené.
 
Nous passons d’un doute sur ses propres capacités physiques dans un premier temps à un doute de confiance. Confiance à se laisser aller, à lâcher prise, à suivre ses propres sensations, confiance encore accordée à l’autre. Dans ce cas-ci le viagra n’aura aucune action.
 
Le viagra aidera l’individu à obtenir une qualité érectile qui va le conforter dans la confiance de ses capacités physiques et par voie de conséquence dans son estime de soi. Ceci permettant à sa puissance masculine de s’exprimer et de se vivre. Ceci étant la voie de la compétence sexuelle est alors accessible à l’exploration.
A priori le recours à cette prescription ne doit pas être systématiquement refusée mais demande à être évaluée au cas par cas et peut aider certains jeunes à dédramatiser voire dépasser les pressions et ses conséquences néfastes sur les premières fois.
 
 
Véronique LOVENS, Maître-Assistant, Sexologue Clinicienne à Parisveronique lovens sexologue paris

www.sexologue-sexotherapeute.com





 

Les attentes différentes dans le couple.Joëlle Mignot Psychologue Sexologue clinicienne. Revue Sexualités Humaines

L’impact sur la rencontre
« Le plus grand obstacle à la vie est l’attente, qui espère demain et néglige aujourd’hui. »


Arrêtons-nous quelques secondes sur cette pensée de Sénèque. Ne s’adapte-t-elle pas parfaitement à la vie de couple ?
Si l’attente a cela de particulier d’être tournée vers l’autre, elle s’enracine dans le vécu de chacun des membres du couple et elle colore, parfois sans nuances, à la fois la rencontre dans son immédiateté, dans un espace-temps fondateur, mais aussi dans ce qu’elle a de plus profond, la rencontre constructive entre deux êtres.

Ce travail propose trois voies de réflexion :

Tout d’abord une phénoménologie de l’attente qui va s’appuyer sur la question des orientations de l’attente : attendre quoi, pourquoi attendre, quels sont les différents types d’attentes et quelle en est la nature pour l’individu ?

Nous aborderons ensuite la mécanique des attentes dans le couple en distinguant les attentes conscientes dans le rapport à l’attention à l’autre et les attentes inconscientes à partir de la question des alliances. Nous nous interrogerons sur la question de la différence.

Enfin, nous verrons comment ces attentes ont à la fois un impact sur le moment particulier de la rencontre, mais aussi sur la vie du couple dans une construction pérenne et les matériaux issus des attentes qui permettent cette construction.

Il sera mis en évidence la nécessité pour le thérapeute d’évaluer ces attentes.

1 - Phénoménologie de l’attente

Sens

Dans son sens premier, l’attente est une action où l’accent est mis sur l’écart temporel qui sépare le moment où un sujet est dans un lieu et l’arrivée de quelqu’un ou quelque chose.
Le facteur temps est donc essentiel en particulier en tant que suspension.

Dans un sens second, c’est l’action de compter sur quelque chose ou quelqu’un qui se dégage, mettant en valeur la relation.

Plusieurs corollaires de l’attente se dégagent ainsi et interagissent : l’espoir qui la nourrit, la déception, l’incertitude, le doute, l’impatience, et sous-jacente et plus ou moins consciente, la poussée du désir. Elle peut être passive voire vaine, contraire à la raison, mais aussi active si on considère comme Mounier , qu’elle est un « arrêt de la conscience » où la pensée reste en rapport avec l’action en tant qu’intermédiaire actif.

L’attente peut aussi avoir plusieurs tonalités émotionelles : anxieuse, désespérée, dévorante, exaspérante, fébrile, résignée, mais aussi merveilleuse, nostalgique, passionnée… On peut aussi la tromper…

Sous toutes ses formes, elle appelle une réponse, elle demande à être comblée. Elle se décline en file mais aussi en phase et en délai, et enfin, celle que vous connaissez bien, en salle. Les chirurgiens reconnaîtront la ligature d’attente et les architectes la pierre d’attente. Ces deux-là sont particulièrement intéressantes pour nous en ce qu’elles évoquent et appellent le complément qui permettra d’achever le travail, par exemple pour la pierre d’attente, appui du mur à construire ultérieurement.

Pour ce qui est du couple, les attentes ont différents visages et elles forment le maillage sous-jacent à la rencontre :
- Nous nommerons les attentes dites évidentes : physique, âge, traits de caractères, niveau intellectuel, goûts, passions… en un mot tout ce qu’on peut trouver sur le listing de n’importe quel site de rencontre.
- Viennent ensuite les attentes concernant les conduites : elles conditionnent souvent les rôles dans le couple en s’appuyant sur des modèles, par exemple sur le modèle (ou le contre-modèle) parental.
- Les attentes au niveau des valeurs.
- Celles qui ont à voir avec le modèle et l’avenir du couple : la question de la liberté, l’engagement, le mariage…
- Les attentes affectives et sexuelles et leur priorité respective qui met en évidence la place de la tendresse et de la pulsion.
- Les attentes au niveau des comportements et activités purement sexuels pour soi-même et pour le couple.

A titre d’exemple, et pour ce qui concerne le lien entre les attentes positives et les réactions sexuelles, l’étude de Wilson (1978) confirme leur rôle déterminant. Dans cette étude, on a pu constater que des hommes à qui on avait fait croire qu’ils avaient consommé de l’alcool montraient une plus grande réactivité sexuelle à des stimuli que ceux croyant avoir bu du soda non alcoolisé. Ainsi les attentes de ces hommes manipulés artificiellement ont pu influencer l’activation sexuelle soit par la croyance que l’absorption d’alcool a un effet désinhibiteur en réduisant l’anxiété, soit que l’intensité de l’attente facilite la perception sensorielle.

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YOU Diana

Sexologue Clinicienne, Hypnose Ericksonienne, Psychothérapie, Thérapie Brèves
IMO Intégration par les Mouvements Oculaires, Certifiée par Danie Beaulieu.

Ancienne infirmière, j’ai ouvert une consultation de sexologie à la clinique des Portes du Sud à Venissieux  

En sexologie, la thérapie repose sur un trépied important comportant le médicament, le traitement  sexocorporel,et la prise en charge psychologique.

Aucun de ces moyens n’est suffisant à lui seul au long terme. Je me suis donc formée pour assurer le traitement sexocorporel et psychologique, avec comme autre outil de travail en plus, l’hypnose Ericksonienne.

Je travaille en complémentarité avec les praticiens de la clinique, gynécologues, urologues, endocrinologues,  cardiologues, sages femmes  et addictologues  pour assurer une prise en charge  optimale des troubles sexuels.

L’ensemble de la pathologie sexuelle de l’homme et de la femme peut être prise en charge avec principalement :

Chez l’homme : les troubles de l’érection, de l’éjaculation, et de la libido..
Chez la femme : Vaginisme, anorgasmie, dyspareunie, trouble de la libido..
Chez tous : Trouble du genre, addictions, paraphilies.

Par ailleurs, j’ai aussi ouvert une consultation en hypnose Eriksonienne qui couvre un champ plus large que la sexologie.

Elle me permet ainsi de prendre en charge  différents problèmes, dont les principaux sont les addictions, l’anxiété,  les phobies, les migraines, les troubles du sommeil, le stress post traumatique, les troubles alimentaires,  l’énurésie, la douleur.


 




EMDR-IMO (integration des mouvements oculaires)

J’ai rajouté à mon répertoire clinique, cet outil de travail. Je le trouve fantastique,
efficace, et simple.
Cette nouvelle technique inspirée de la PNL agit sur le bien être émotionnel et physique de la personne.
Elle accède aux souvenirs traumatiques et les intègre. Elle utilise des mouvements oculaires rythmés, par segments dans plusieurs directions qui vont explorer la « fenêtre traumatique » Ceci va stimuler le processus d’auto guérison. :
Les résultats sont rapides.

On peut utiliser cet outil pour :
- l’état de stress post traumatique mais aussi
- dépression
- anxiété
- phobie
- peur panique
- deuil
- dysfonctionnement sexuel.

Pour conclure, je dirai que « là ou il y a du mouvement, il y a de la VIE »

Groupe Hospitalier Les Portes du Sud
2, avenue du 11 Novembre 1918
Vénissieux 69200
France
Téléphone: 06 42 41 18 72
45° 41' 20.3064" N, 4° 51' 53.6184" E

Cuisines et merveilles. Mélongène, une énigme

Joëlle MIGNOT, pour la Revue Hypnose & Thérapies Brèves n°31

Avez-vous déjà caressé une belle mélongène? Avez-vous déjà laissé lentement  glisser la pulpe de votre doigt pour en sentir la finesse et le velouté ? Sa peau brillante et lisse est étonnante de douceur et de fermeté, sa robe améthyste profond protège une chair légère et absorbante qui ne demande qu’à se gorger de la meilleure huile d’olive pour en favoriser la cuisson lente et goûteuse, préparant une fête des sens… 
 
« al-bâdinjân » ( ) en arabe puis mélongène en latin, melanzana en italien, elle répond également aux doux noms de brindelle à la Réunion et de bélangère aux Antilles, et patlican en turc où elle trône en reine dans la cuisine ottomane. Qui est-elle ?
 
Sa particularité est que jamais elle ne se mange crue. Elle déploie ainsi toute sa saveur grâce à la chaleur du feu qui la pénètre, et elle se laisse transformer au point de se rendre fondante et de se prendre pour du caviar ! Vous avez deviné… 
 
Car si l’aubergine appelle le sens du toucher comme aucun autre légume, son pédoncule piquant son amertume contenue dans sa peau et ses graines a fait l’objet de méfiance au moyen âge, accusée de provoquer des fièvres intempestives et des crises d’épilepsie ! L’aubergine serait-elle une sorcière ? 
 
Personnalité multiple, sa tendance à se faire passer pour des cèpes séchés est fréquente, tant son goût se rapproche de celui du champignon. Et si la saponine aux propriétés détergentes et tensio-actives qu’elle contient peut être toxique ingérée crue, on peut se demander si sa forme phallique, gonflée à la peau tendue et violacée, son corps spongieux et blanc, n’est pas le prétexte caché de l’inquiétude qu’elle suscite.   
 

JOËLLE MIGNOT 
Psychologue sexologue clinicienne, hypnothérapeute. Responsable d’enseignement du DIU de Sexologie Paris 13 Bobigny. 
Formatrice à l’Institut Milton Erickson d’Avignon Provence.



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DIS POURQUOI – Dr Thierry Servillat

Jeune adolescent, Milton Erickson se levait la nuit pour s’occuper du journal de son lycée. Puis se recouchait après avoir écrit des articles qu’il découvrait le matin suivant à son réveil. Il est 22h26. Je ne suis pas trop en transe. Je vais essayer sa méthode pour écrire cet éditorial. Sur quoi pourrais-je le faire ? Qu’est-ce qui m’amusé aujourd’hui ? J’ai bien ri avec ma dernière patiente tout à l’heure, adolescente en proie à des crises de boulimie (sans vomissements). Elle m’a demandé si elle pouvait aller dans du « fantastique », je lui ai donné l’autorisation, puis lui ai simplement proposé, une fois entrée en transe, de monter en montgolfière, verticalement et lentement, pour atteindre les nuages « roses et gris ».

A LA MANIERE DE – Dr Philippe AÏM

POUR VOIR UN PEU PLUS LOIN ? Premier à répondre à Dominique Megglé, c’est avec respect que Philippe Aïm triture la parole du maître. Avec audace aussi, il conjugue humilité et fierté pour contribuer à penser la question de la transmission entre générations. 2007 : Au moment du forum de Liège, je suis interne à Nancy. J’ai à peine 27 ans et je vais découvrir l’hypnose en m’inscrivant au D.U. d’hypnose médicale de Paris VI. Je me prends virtuellement une baffe en écoutant Roustang parler de l’hypnose et je « tombe dans la marmite». J’achète les premiers numéros de la revue HYPNOSE & Thérapies Brèves, et le premier article que je lis est le premier du numéro 1 : « Les thérapies brèves » par D. Megglé. Le style est percutant et attractif, les idées me passionnent. J’entame une autre formation l’année suivante à l’hypnose et aux thérapies brèves à Nantes et je me mets à pratiquer autant que possible.

TRANSE, RIPAILLES ET EMERGENCE – Béatrice Dameron

ECLAIRAGE NARRATIF. Un deuxième et dernier (pour ce numéro en tout cas !) apport eu débat, envoyé spontanément (comme le précédent) par une praticienne de la thérapie narrative. Et qui le nourrit ! Un triple merci à D. Megglé : Pour avoir instillé dans son article la vivacité nécessaire pour réveiller la torpeur des premières chaleurs estivales et saluer ainsi la sortie de la « période sèche » de l’hypnose, celle des unanimismes illusoires qui durent ce que durent les temps de crise. Pour offrir à nos synapses une bonne controverse, et donc l’occasion de pratiquer quelques étirements qui nous réchaufferont jusqu’aux premiers frimas. Rien de tel en effet qu’une querelle des Anciens et des Modernes pour enflammer derechef le débat à coups de surenchères, et offrir un boulevard aux professions de foi adverses ou autres revendications en intégrisme supérieur.

THERAPEUTES EN EXERCICE – Dr Fabienne Kuenzli

S’AFFRANCHIR DES IDÉES RESTRICTIVES. Un exercice à appliquer en supervision de groupe ou avec des professionnels de l’aide en proie à des difficultés. Pour élargir nos possibilités d’être utiles. La critique postmoderne a tenté de nous rendre sensibles à l’influence des idées sur nos pratiques. Jacques Derrida, en parlant de « pratiques déconstructives », nous engage constamment à prendre une position réflexive pour observer l’effet de certaines idées sur nos pratiques. Depuis 1994, j’ai utilisé la notion d’idées restrictives dans ma pratique et mes enseignements, sans la formaliser, pour décrire comment et en quoi certaines idées pourraient influencer nos pratiques. C’est aujourd’hui chose faite et voilà baptisées les nouvelles idées restrictives et leur ribambelle d’influence. Nous appelons « idées restrictives » des idées que nous avons tous reçues, parfois malgré nous, et qui limitent notre relation au monde.

UNE FAIM EN SOI – Cynthia Drici

HYPNOSE ET PROBLEMES DE POIDS. L’hypnose peut avoir une place de choix dans la thérapeutique des problèmes de surpoids et d’obésité. A condition qu’elle prenne délicatement en compte la pluralité des besoins du patient. Cynthia Drici nous montre comment cela peut être entrepris dans le contexte habituel ainsi que celui après une chirurgie bariatrique. S’il est vrai que chaque patient est différent, il y a des problématiques qui sont, elles, très récurrentes et similaires. En effet, tout comme il est fréquent de se voir adresser un patient pour un sevrage tabagique, il est également tout à fait courant de recevoir en consultation un patient (qui la plupart du temps sera d’ailleurs une patiente) qui souhaite « faire de l’hypnose pour perdre du poids ».

ZONE DE CONFORT – Thierry Zalic

LA FACILITÉ D’ÊTRE BIEN. Beau travail d’écrivain thérapeute, autour de l’apport quantique au sein des thérapies brèves. A tout moment, l’individu a le choix d’être bien (ou le mieux possible). Rien ne l’en empêche. C’est à partir de cette proposition, vraisemblable ou non, qu’une part de ma pratique a vu le jour. Elle s’est imposée à moi naturellement, comme un jour la transe pénètre celui qui l’a longtemps cherchée. Quand mes confrères multiplient les séances, une à trois séances suffisent pour que la vie s’allège. Le patient ne comprend plus comment il a pu en être autrement. Lecteur, ne crois pas là à une forfanterie; je témoigne comme il m’intéresse énormément de te voir témoigner.

HYPNO-PHILO : QUAND LA BEAUTE NOUS SAUVE – Dr Thierry Servillat

Le titre du dernier livre de Charles Pépin, jeune (40 ans) professeur de philosophie, ne pouvait que m’interpeler. Surtout avec le Jaune et or de Mark Rothko en couverture. Si comme moi vous n’avez pas encore de culture dans ce champ difficile qu’est l’Esthétique, ce livre est pour vous. La première phrase : « Commencez par imaginer une femme…» démarre fort pour nous hypnothérapeutes. L’auteur nous propose d’avoir affaire à quelques humains qu’il met en situations afin d’illustrer, mais aussi manifestement de penser son propos qui explore la question : que peut-on attendre de la beauté ?

QUIPROQUO, MALENTENDU ET INCOMMUNICABILITÉ : « AUCUNE IDEE » - Dr Stefano Colombo et Muhuc

- Allô, docteur Reçoit ?
- Bonjour, je regrette mais, actuellement, je ne reçois pas.
- Non, je veux dire : êtes-vous bien le Dr Reçoit ?
- Ah, oui ! Bien sûr : Reçoit en personne.
- J’espère ! Vous n’allez quand même pas consulter par courriel ou Skype.
- Je voulais dire que c’est bien le Dr Reçoit en personne qui vous répond.
- Permettez-moi une question : comment peut-on être médecin et avoir un tel nom?
- Aucune idée.
- Comment aucune idée ?
- Vrai ! Vous avez raison : comment peut-on avoir « aucune idée « si on n’en a pas.
- On n’en a pas de quoi ?
- D’idée justement !

RECHERCHE : L’HYPNOSE SUR LA VOIE DE LA SUBJECTIVITE – Antoine Bioy

Commençons par une étude épidémiologique d’envergure (Purohit et al, 2013), qui montre que l’hypnose, avec d’autres thérapies « corps esprit » (selon la classification OMS), est un recours spontané pour les patients ayant des troubles neuropsychiatriques (anxiété, dépression, insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire, déficits attentionnels, troubles du sommeil journalier). Ainsi, sur plus de 23000 patients, un quart ont recours à ces thérapies complémentaires contre 15% dans la population générale. Les chercheurs montrent également que plus les patients ont de symptômes, et plus ce recours est important. La raison la plus souvent invoquée par les patients est un manque d’efficacité des thérapeutiques médicales traditionnelles. Pour autant, 70% des patients ne parlent pas de ce recours aux thérapies « corpsesprit » à leur médecin.

COINCIDENCES : L’URGENCE DE LA CRÉATIVITÉ – Olivier Prian

Bon anniversaire ! 10 ans déjà ! A cheval sur les années 2002 et 2003, l’effectif au grand complet du service des urgences de la Clinique La Sagesse à Rennes (soit une trentaine de professionnels de santé – infirmières, surveillante, aides soignantes, médecins – et les secrétaires pour la première partie) a suivi la formation « hypnose et douleur aigüe ». Ce fut, est-il besoin de le dire aux lectrices et lecteurs avertis de cette revue, une expérience des plus riches et particulièrement stimulante sur un plan créatif. Chaque session a été l’occasion de découvertes, de déséquilibres et d’apprentissages, en route vers un changement dont nous ne mesurions pas l’ampleur. Un questionnaire distribué un an plus tard soulignait ce changement des pratiques professionnelles à l’unanimité.

CUISINES ET MERVEILLES : MELONGENE, UNE ENIGME – Joëlle Mignot

Avez-vous déjà caressé une belle mélongène? Avez-vous déjà laissé lentement glisser la pulpe de votre doigt pour en sentir la finesse et le velouté ? Sa peau brillante et lisse est étonnante de douceur et de fermeté, sa robe améthyste profond protège une chair légère et absorbante qui ne demande qu’à se gorger de la meilleure huile d’olive pour en favoriser la cuisson lente et goûteuse, préparant une fête des sens…
« al-bâdinjân » ( ) en arabe puis mélongène en latin, melanzana en italien, elle répond également aux doux noms de brindelle à la Réunion et de bélangère aux Antilles, et patlican en turc où elle trône en reine dans la cuisine ottomane. Qui est-elle ?

HYPNOSE DÉTOURNÉE ET EMPRISE FLASH. NOUS DEVONS DIRE NON. Yves HALFON

Le mot « hypnose » est noble », mais il y a des manières « inacceptables » d’utiliser l’hypnose. Voici quelques réflexions sur la survenue médiatique de l’hypnose de rue, de l’hypnose « flash » et de l’utilisation malencontreuse de ces pratiques par des individus sûrement ignorant de la dangerosité de ces méthodes sur les personnes. A propos de l’utilisation inappropriée et choquante de l’hypnose par les hypnotiseurs de rue et de music-hall, et avec parfois la complicité naïve des sujets victimes de cette manipulation, nous pouvons dire qu’il se crée une relation perverse, qui pourrait être préjudiciable à la personne qui se prête au jeu du manipulateur.


S’attacher à une personne ou attacher une personne à soi ? Parole de Sexologue, Véronique LOVENS Sexologue Paris

Un lien, c’est ce qui sert à attacher, à s’attacher.
S’attacher à une personne, lui devenir proche et réciproquement. Sentir que pour ce quelqu'un vous lui devenez intime.
Un lien affectif dans une relation libre entre deux individus, ce terme de « libre » à toute son importance.

 
Voici deux extraits entendus, que je vous relate :
 

Extrait 1 :
« Quand une personne m’est affectivement attachée, si même son désir est de s’éloigner, elle me revient toujours »
 
Dans cet extrait, on constate que le lien établi avec l’autre personne n’est pas de l’ordre de «  s’attacher à quelqu'un » mais bien de «  s’attacher quelqu'un ». Dans ce cas-ci le lien qui unit les deux protagonistes plonge le deuxième dans une relation qui ressemble à l’entrave du prisonnier.
Alors que l’on parle de s’attacher, peut-on ici exprimer s’apprécier ? Où se cache donc la valeur de celui que l’on s’est approprié ? Où se trouve l’estime donnée à l’autre ? Et peut-on seulement considéré qu’il y a de l’estime ?
La plus haute et la plus grande valeur est donnée à sa propre personne, et ce n’est qu’à ce titre que l’autre est vu, perçu et admis dans la relation.
De relation il n’y en a en réalité que peu, le point de départ étant toujours le sujet dominant. La réciprocité est difficile car cela mettrait le dominant dans une posture d’égalité et par là même il perdrait son statut de dominant.
 
 
Extrait 2 :
« S’attacher à une personne est une entrave inévitable à ma liberté. Et tôt ou tard mon épanouissement en sera embarrassé. Ce qui fait que je fuis sans cesse ce style de relation, j’évite de m’attacher »
 
On lit ici que « s’attacher à quelqu'un » peut engendrer et occasionner bien des frayeurs.
Dans son ouvrage «  Les fondements de la psychothérapie » François Duyckaerts nous livre ceci :
«  Dans la situation où on demande à quelqu'un un amour qu’il est en son pouvoir de vous donner ou de vous refuser, on ressent un trouble dans lequel le désir se trouve lié à un sentiment d’impuissance, ou sentiment que notre bonheur dépend tout entier de la réponse de l’autre ».  Cet autre a ce pouvoir de vous rendre heureux ou de vous laisser dans la souffrance en fonction de son désir à lui.
 
Il est à constater qu’effectivement, tout lien va unir de bien des façons les êtres en présence. Ce lien affectif est recherché et cherché et il y a bien des manières de le vivre. On constate toutefois que peu de personnes recherchent l’entrave du prisonnier dans une relation qu’il établit. Et si souffrance il y a, alors un travail aux fins de sortir de cette situation non épanouissante pourra être entrepris dans le but de rendre au sujet toute sa part de liberté en gardant son potentiel d’investissement relationnel.
 
Lorsqu’une relation affective s’installe les deux individus vont souvent par le jeu de la séduction s’approcher et si affinité s’apprivoiser. Petit à petit dans ce jeu d’approche le lien créé va apporter du bien-être, du plaisir d’être avec l’autre qui donne à chacun des partenaires cette sensation d’être reconnu par l’autre pour ce qu’il est, qui fera que cette femme est appréciée et recherchée pour ce qu’elle est elle, que cet homme est apprécié et recherché pour ce qu’il est lui. C’est à ce moment où souvent le pronom possessif fera son apparition dans le langage. Et en lieu et place de «  Je suis avec quelqu'un », on entendra «  C’est mon compagnon, ma femme, mon amie… ». Les deux partenaires ont à cet instant besoin l’un de l’autre. Ils sont l’un pour l’autre reconnus comme « unique ». Et c’est en liberté que ce lien est donné au partenaire et reçu de ce dernier.
De Paulo Coelho : « Les bergers, comme les marins, ou les voyageurs connaissent toujours une ville où existe quelqu'un capable de leur faire oublier le plaisir de courir le monde en toute liberté ».
 
La peur de donner à l’autre le pouvoir de nous faire souffrir est parfois plus forte pour certains – certaines que l’effet du bonheur que procure un échange émotionnel partagé.






Par Véronique LOVENS, Maître-assistant, Sexologue, Sexothérapeute à Paris et Liège


LOVENS Veronique Sexologue Clinicienne Sexotherapeute Liege 4020

Master en Sexologie à l’Université de Liège (Belgique)

Titulaire d’une maitrise en  sexologie

Formée aux tests de personnalité  par le Professeur C.MORMONT (Test de Rorschach système intégré selon EXNER et Test Aperception Thématique T.A.T selon Murray)

Formée à la thérapie relationnelle
 
- Nombreuses publications dans des revues scientifiques
 
- Obtention du prix Edouard- Jean Leblanc en 2006 (Décerné par la Société des Sexologues Universitaires de Belgique)
 
- Participation à des débats radiophoniques
  Invitée en qualité d’expert à une émission télévisuelle sur France 2 « Toute une histoire »


Dernières publications:
- Invitation Sexuelle, entre Joute et Détente
- Se laisser séduire, permettre de se laisser toucher.Parole de Sexologue
- sexualite et viagra. Les jeunes hommes, puissance et compétence sexuelle masculine

www.sexologue-sexotherapeute.com

 

 
 
Cabinet de Sexologie Liège
1, Avenue du Luxembourg
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Téléphone: 04 344 07 50

MIGNOT Joelle Psychologue Sexologue Clinicienne

Psychologue spécialisée en sexologie clinique et en hypnose thérapeutique.

Également responsable d'enseignement du diplôme inter-universitaire (D.I.U.) de sexologie à la Faculté de Médecine de Paris 13 - Bobigny.

Auteur de : "Parole de divan", Éditions de l'Harmattan,
"Carnet de recettes pour deux d'une femme amoureuse" Editions MANGO 2006,
Rédactrice en chef de la revue Sexualités Humaines,
"Empreinte, sexualité et création"
Éditions de l'Harmattan,
Chroniqueuse dans la revue "Hypnose et Thérapie brève".



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Rédactrice de Hypnosexo


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